Le Grain de Beauté

C’est parce qu’elle a
Au milieu de son nez
Et presque vers le bout
Mais pas tout à fait
Ce que j’appellerai
Cette perle d’amour
Ce point d’éternité
Ce mystère qui
En somme
N’a pas pu poindre là
Par hasard
Mais tout comme
Un signe de reconnaissance
Au cas où ma naissance
Ne m’aurait point doté
Outre le savoir
Tel un éclat de lumière
De toute la connaissance
Des êtres éclairés
Car c’est bien au-delà
De son appellation
Communément donnée
Et souvent accordée
A la gent féminine
Qu’il existe en raison
Dans l’immortalité
De tout ce qu’il contient
De ce qu’il en retient
Superbe manifeste
Auquel un érudit
N’aurait point soupçonné
L’empreinte du langage
Qui dans l’antre
De notre inconscient
Et telle une porte
A travers le temps
De toute sa magie
Sur la clé de nos vies
A ouvert le passage
Asile des secrets
Du chemin de nos âmes
Puisque de toute évidence
Du reflet de sa superbe
Il est bien plus que cela…

Et c’est parce qu’elle a
Au milieu de son nez
Et presque vers le bout
Mais pas tout à fait
Ce que j’appellerai donc
Ce petit grain de malice
Qui telle une esquisse
Prédomine alors
Comme une fleur
Aux Pays des délices
Au point d’en avoir pu
Même étant petite
Parfois soulever
Sur les poncifs des grands
La tendre raillerie des enfants
Celant en vérité
La jalousie de tous
Et de toutes celles qui
Au fond, savaient déjà
De la prodigalité
De sa propre plastique
Que cet augure divin
N’était rien d’autre en fait
Que le prélude avéré
De son immuable Beauté
Que Tous n’ont pas
Car c’est celle qui court
A l’intérieur de nous
Dans notre cœur
Et dans notre âme
Et que lorsqu’elle y court
De par son absolu
Elle y court pour toujours…

C’est enfin
Parce qu’elle a
Cette merveille
Au milieu de son nez
Et presque vers le bout
Mais pas tout à fait
Qui me fascine et m’obsède
Depuis le premier jour
Au point qu’à lui tout seul
Il a su me donner
Sans rien avoir cherché
La réponse à tant de choses
Cette clé dont je tairai la cause
A défaut de soutenir en vain
Votre incompréhension
De ce qui désormais
Pour toujours m’appartient.
Il a su éveiller en moi
Ce que nulle autre
Ne saurait voir
Tel un miracle
Dans ma Foi
Et que parfois
Certains montrent du doigt
Il m’a ouvert au monde
Et m’arbore la voie
Celle qui est de l’autre côté
Et que nul autre ne voit
Car désormais
Tel un phare dans la nuit
Sous la pluie et la tempête
Secourant mon bateau
De son naufrage
L’échouant sur son rivage
Ce tout petit détail
Émergeant de son visage
Et si cher à mon cœur
Pour lui avoir rallumé
Toutes ses ardeurs
Grâce auquel
En lui redonnant ainsi vie
Fait que je peux enfin partir
A la conquête du bonheur…

C’est parce qu’elle a
Au milieu de son nez
Presque vers le bout
Mais pas tout à fait
Ce petit grain d’Amour
Qui certes n’est pas le mien
Mais parce qu’il est le sien
Est aussi de par sa volupté
Mon chasseur de chagrin
Que dorénavant
Elle et moi
Et pour toujours
Nous sommes liées
A la vie à la mort
Par ce grain de douceur
Par son grain de Beauté.

(Dédié à S.N)

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