Le Musée des AmantesIl est long le couloir
Au musée des amantes
A l’antre de tes peurs
Que tu avais rangées
Au fond de ta commode
En troublant ton esprit
Si vif et éclairé
Aux confins d’un tiroir
Où nul ne peut aller
En y laissant la clé
En espérant peut-être un jour
Pouvoir les regarder
En sourire et en rire

En tous cas n’en garder
Que le meilleur
Et non le pire
Après en avoir tiré
Toutes les leçons
Chacune d’entre elles
Ayant tour à tour
Meurtri ton cœur
Au fil des saisons
Jusqu’à même parfois
En perdre la raison…

Il est long le couloir
Au musée des amantes
A l’antre de tes peurs
Qu’à la force du Temps
Et celle de ton esprit
De par la volonté
De ton apprentissage
Tu en as décelé
Dans les moindres détails
Les méandres cachés
Des pièges de l’Amour.
Tu les as réduites à néant
A des statues de pierre
Pour l’éternité, muettes
Nonobstant tout ce qui fait
Pourquoi tu les as tant aimées…

En ce dernier jour du Printemps
Tu peux enfin les regarder
Et en rire, ainsi affranchie
De toutes leurs forfaitures
Ou quelque autre imposture
Elles sont bien rangées
Au fond d’une alvéole
Aux confins d’un tiroir
Parmi tes souvenirs
Le tiroir de l’oubli
Ou celui du passé
Pouvoir enfin revivre
Et à nouveau aimer
Peut-être… Et à l’aube
De tes cinquante années.

GIF de Michaël Žhavørønkøv

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