Les Blessures de la Mémoire

Il est encore arrivé
Ce maudit mois de Mai
Comme chaque année
Depuis longtemps
Il me rappelle
Et sans aucun autre recours
Toutes ces choses
Que j’essaie en vain d’oublier
Mais qui viennent encore me chercher
Et pour toujours me perturber
Et m’emmener
Là où je ne veux pas…

Son geste n’a jamais été le cri
Ni le prix une désespérance
Mais bel et bien un choix certain
Mûrement pensé, réfléchi
Et plus que déterminé
Dont je n’ai pas su
Et bien que malgré moi
Lui dérober la volonté
Dans laquelle il s’était enfermé…
Non !
Il était tout simplement
Désespéré du genre humain
Préférant alors plutôt
Que d’en mourir d’ennui
Se jeter dans le rêve éternel
En attendant peut-être
Et au-delà de toute certitude
De nous retrouver tantôt
Dans un monde meilleur.
Rage…
Mais c’est pourtant malgré moi
Qu’en définitive
Je finirai par le rejoindre
Je finirai par partir moi aussi
Tout comme lui
Au pays d’Alice
Et celui des merveilles
Pour y retrouver nos rêves
Et notre quête d’Amour
Mais surtout
Pour fuir à jamais
A tout jamais
Les meurtrissures du cœur
Les blessures de la mémoire.

(Dédié à Antoine Di Cintio)

Laissez un avis

requis